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Communiqué du RCD

Communiqué du RCD

Le Secrétariat national du RCD s’est réuni le vendredi 13 mars 2026 en session ordinaire au siège national du parti pour examiner la situation organique du parti, les développements politiques nationaux, la conjoncture économique et sociale, ainsi que les évolutions préoccupantes de la situation internationale.

Au plan organique, le Secrétariat national constate que la dynamique de redéploiement du parti se poursuit à un rythme satisfaisant. Les sorties régulières des cadres et des responsables du RCD à travers le territoire national pour aller à la rencontre des citoyens rencontrent un écho encourageant et une adhésion populaire qui présagent d’un retour progressif et d’une réimplantation certaine du parti dans de nombreuses régions du pays.

Dans le même sillage, la rencontre organisée à l’occasion du trente-septième anniversaire du parti à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, animée par le président du parti, Atmane Mazouz , a constitué un moment fort de retrouvailles, de communion et de rassemblement entre les militantes et militants fidèles aux valeurs fondatrices du RCD et les nombreux citoyens venus écouter l’analyse du parti sur la situation générale du pays ainsi que les propositions qu’il porte pour sortir l’Algérie de l’impasse historique dans laquelle elle se trouve.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, le Secrétariat national tient également à saluer le combat constant des femmes algériennes pour l’égalité, la liberté et la dignité. Le RCD réaffirme son engagement indéfectible aux côtés des femmes pour la reconnaissance pleine et entière de leurs droits, leur participation effective à la vie politique, économique et sociale et pour l’édification d’une société fondée sur l’égalité citoyenne.

Sur le plan politique, les perspectives demeurent opaques et restent otages d’un pouvoir sans cap ni vision. Dans un contexte toujours marqué par des tensions persistantes et par une répression qui ne faiblit pas, le projet de loi organique sur les partis politiques a été soumis au débat sans que les observations et propositions formulées par les partis aient pu infléchir le pouvoir. Le texte maintient l’essentiel des dispositions dénoncées par le RCD et d’autres formations politiques, notamment celles visant à instaurer un contrôle accru de l’exécutif sur la vie partisane. Pour le RCD, cette nouvelle loi constitue une remise en cause brutale des acquis démocratiques et une atteinte grave au multipartisme.

À quelques semaines de l’échéance légale des élections législatives, l’atmosphère politique demeure morose. L’exécutif semble encore hésiter dans la préparation de cette échéance et les tentatives de remodelage de la loi électorale ne semblent pas trouver de consensus au sommet de l’État. Les retards et les tâtonnements observés ne présagent pas d’une réforme susceptible de garantir davantage de transparence dans l’action électorale. Pour le RCD, la transparence du scrutin est l’une des conditions pour restaurer la confiance des citoyens dans l’acte électoral et de les inciter à retourner aux urnes. Le parti tient le pouvoir pour responsable d’une éventuelle abstention massive qui portera atteinte à la crédibilité des élections et à la légitimité des institutions qui en seront issues. Le RCD rappelle que la restauration de la confiance passe d’abord par des mesures politiques fortes : la libération des détenus d’opinion, l’ouverture effective du champ politique et médiatique, ainsi que l’abrogation des lois liberticides qui entravent l’expression démocratique et la participation citoyenne.

Sur le plan économique, la machine demeure grippée et les projets présentés comme structurants et annoncés en grande pompe tardent à se concrétiser. Beaucoup d’entre eux souffrent d’une impréparation manifeste et de l’absence de débats publics permettant d’en maîtriser les objectifs, les coûts et l’efficience. Dans ce climat, l’incarcération du professeur et économiste Djeloul Selama qui a osé ouvrir un débat sur l’utilité et la rentabilité de la mine de Gara Djebilet constitue un pas supplémentaire dans la dérive autoritaire et dans la répression de la liberté d’expression. À cela s’ajoute l’emprisonnement injuste de l’universitaire et historien Tahar Ouhachi, qui illustre, une fois de plus la fermeture des espaces de réflexion et de débat indispensables à toute société moderne. Le RCD réitère son appel à la libération de ces détenus et plaide pour l’ouverture de véritables espaces de débat pour les citoyens, les partis politiques, les syndicats et la communauté universitaire. L’Algérie ne peut se permettre de vivre en vase clos ni de confisquer la parole dans un monde de plus en plus incertain et en mutation rapide.

Au chapitre social, l’arrivée du mois de Ramadan a donné lieu, malgré les assurances répétées du gouvernement, aux mêmes pratiques spéculatives sur les prix. L’inflation touche la quasi-totalité des produits et des denrées de consommation, tandis que les mesures ponctuelles de subvention se révèlent insuffisantes pour contenir la hausse persistante du coût de la vie. À cette situation s’ajoute la stagnation des salaires qui demeurent faibles et contribuent à l’érosion continue du pouvoir d’achat des citoyens. Pour le RCD, seule une relance réelle de la production nationale, diversifiée et abondante, combinée à une meilleure organisation des marchés et à des mécanismes économiques efficaces, peut permettre de maîtriser durablement les prix et d’assurer la disponibilité des produits au bénéfice d’une population durement éprouvée et lassée des promesses sans lendemain.

Sur le plan international, le Secrétariat national exprime sa vive inquiétude face à l’agression américano-israélienne contre l’Iran, qui constitue une atteinte grave au droit international et aux principes de souveraineté des États. Le caractère autoritaire et répressif du régime des mollahs ne saurait servir de prétexte pour porter atteinte à l’intégrité et à la souveraineté d’un pays. Le peuple iranien demeure le seul habilité à décider de son avenir politique et de ses dirigeants. Le RCD exprime sa solidarité avec le peuple iranien qui fait face à une triple souffrance : un régime tyrannique, un embargo lourd de conséquences pour la population et une guerre d’agression aux effets dévastateurs. Pour le RCD, le peuple iranien a droit à la démocratie, à la paix et au progrès.Le Secrétariat national exprime également sa vive préoccupation pour les nombreux citoyens algériens établis ou en déplacement dans les pays du Golfe qui se retrouvent pris de court par cette escalade militaire et parfois livrés à eux-mêmes dans un contexte régional extrêmement incertain. Le RCD regrette le manque de réactivité et d’anticipation des autorités pour assurer la protection et l’accompagnement de ces ressortissants, notamment en matière d’assistance consulaire et de dispositifs de rapatriement pour ceux qui souhaitent regagner le pays. La protection des citoyens à l’étranger demeure une responsabilité fondamentale de l’État qui ne saurait souffrir d’approximation ni de retard. Cette escalade militaire, aux conséquences potentiellement imprévisibles, doit cesser immédiatement. Le retour au droit international, au dialogue et aux mécanismes pacifiques de règlement des différends demeure le seul moyen de prévenir une conflagration régionale et de préserver la paix au bénéfice des peuples du monde entier.

Le Secrétariat national du RCD réaffirme enfin sa détermination à poursuivre son combat politique pacifique aux côtés des citoyennes et des citoyens pour la défense des libertés démocratiques, de la justice sociale et de l’avènement d’un État de droit et de démocratie, condition indispensable pour construire une Algérie libre et apaisée, moderne et pleinement souveraine.

Alger, le 14 mars 2026

Le Secrétariat national du RCD

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