À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, nous avons une pensée particulière pour toutes celles qui, hier comme aujourd’hui, se battent pour la liberté, la dignité et l’égalité. Le 8 mars n’est pas seulement une date dans le calendrier. C’est un moment pour se souvenir, pour rendre hommage, mais aussi pour regarder lucidement le chemin qu’il reste encore à parcourir.
En Algérie, les femmes ont toujours été au cœur de l’histoire de notre peuple. Elles ont participé à la guerre de libération nationale avec courage et sacrifice. Elles ont tenu debout nos familles et notre société dans les moments les plus difficiles. Aujourd’hui encore, elles sont présentes partout : dans les écoles, les hôpitaux, les universités, les entreprises, les associations et la vie publique. Chaque jour, elles contribuent à faire vivre et avancer notre pays.
Et pourtant, malgré ce rôle essentiel, la femme algérienne continue de faire face à des injustices et à des discriminations qui freinent son émancipation. Certaines lois, notamment dans le Code de la famille, maintiennent encore des inégalités. Trop de femmes subissent encore des violences ou rencontrent des obstacles lorsqu’elles veulent prendre toute leur place dans la vie politique, économique et sociale. Cette réalité ne peut plus être ignorée.
Depuis sa création, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) s’est engagé clairement pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour nous, ce n’est pas un simple slogan : c’est un principe fondamental et un combat politique constant. Nous avons toujours défendu l’abrogation des lois discriminatoires, la réforme profonde du Code de la famille et la reconnaissance d’une citoyenneté pleine et entière pour toutes les Algériennes.
Nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir de véritable démocratie sans égalité réelle entre les femmes et les hommes. L’émancipation de la femme n’est pas une question secondaire. Elle est au cœur du projet de société démocratique, moderne et juste que nous voulons pour l’Algérie.
Le combat pour les droits des femmes est un combat pour la justice, pour la liberté et pour l’avenir de notre pays. Il demande des réformes courageuses, mais aussi une évolution des mentalités afin que l’égalité devienne enfin une réalité dans la vie quotidienne.
En ce 8 mars, nous réaffirmons l’engagement du RCD à poursuivre ce combat aux côtés des femmes algériennes. Parce qu’une société qui respecte et libère les femmes est une société qui avance.
L’Algérie ne pourra pleinement progresser que lorsque ses femmes seront réellement libres, respectées et égales dans leurs droits comme dans leur dignité.
Le combat continue.
MADAME OUBELAID Baya, coordinatrice nationalede des femmes progressistes du RCD














