Chères militantes, chers militants,
Chères jeunes progressistes du RCD,
C’est avec une grande émotion et un profond sens des responsabilités que je m’adresse à vous aujourd’hui, ici à Timgad, à l’occasion de ce regroupement de formation des jeunes progressistes du RCD. Timgad, lieu chargé d’histoire, de mémoire et de résistance, accueille aujourd’hui une rencontre qui dépasse largement le cadre d’un simple rassemblement militant. Ce qui nous réunit ici est un acte politique réfléchi : former, outiller et préparer la jeunesse du parti à affronter les défis majeurs qui se dressent devant notre pays et devant notre engagement collectif.
Cette rencontre de formation s’inscrit dans un moment politique crucial, à la veille d’échéances électorales et organiques déterminantes pour l’avenir de l’Algérie et pour celui de notre parti. Elle traduit une conviction profonde du RCD : aucune transformation démocratique n’est possible sans une jeunesse consciente, formée et organisée, capable de porter le combat politique avec lucidité, responsabilité et persévérance.
Chers militants,
La jeunesse algérienne traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente. Chômage massif, précarité sociale, fermeture de l’horizon politique, restrictions des libertés, criminalisation de l’engagement, exil forcé ou rêvé : jamais l’écart n’a été aussi grand entre les aspirations légitimes de notre jeunesse et la réalité qui lui est imposée.
Mais je veux le dire avec force et clarté : la jeunesse n’est pas le problème de ce pays. Elle en est la solution. Si l’Algérie est en crise, ce n’est ni par manque de talents, ni par manque d’énergie, mais par déficit de gouvernance, de démocratie et de vision politique.
Nos jeunes progressistes,
Votre présence ici est un acte politique en soi. Dans un contexte marqué par la pression, le découragement organisé et la volonté d’éloigner les citoyens de la chose publique, vous avez fait un autre choix : celui de l’engagement conscient, de la lutte pacifique et organisée, de la fidélité aux valeurs du progrès, de la démocratie et de la justice sociale.
Ce choix vous honore. Il vous oblige aussi. Car militer aujourd’hui, c’est résister. Résister à la résignation, à la peur et à la banalisation de l’autoritarisme.
Chers jeunes progressistes,
Nous entrons dans une phase décisive. Les prochaines échéances électorales et les restructurations organiques ne sont pas de simples rendez-vous administratifs. Elles constituent un test de crédibilité pour le pouvoir, mais aussi un test de responsabilité pour l’opposition démocratique, et en premier lieu pour le RCD.
Notre parti a fait un choix clair : ne jamais déserter le terrain politique, même lorsqu’il est verrouillé, miné et hostile. Car abandonner le terrain, c’est l’offrir à l’autoritarisme. Se retirer, c’est renoncer. Et le RCD n’a jamais renoncé.
Chers jeunes du RCD,
Votre rôle est central. Central dans la mobilisation citoyenne. Central dans l’animation des structures locales. Central dans la campagne électorale. Central dans la défense du vote. Central, enfin, dans la reconstruction de la confiance entre la politique et la société.
Vous êtes appelés à être des militants actifs, visibles, crédibles, enracinés dans la société. Des militants qui parlent vrai, qui expliquent, qui rassurent et qui mobilisent.
Mes chers militants,
L’actualité nationale confirme, hélas, toutes nos mises en garde. Les nouvelles lois, qu’il s’agisse de la loi sur les partis, des textes électoraux ou d’autres dispositifs juridiques, ne vont pas dans le sens d’une ouverture démocratique. Elles renforcent le contrôle administratif, judiciarisent l’action politique et cherchent à transformer les partis en simples instruments du pouvoir.
Le RCD rejette fermement cette logique. Nous affirmons que la stabilité durable ne se construit ni par la répression, ni par l’exclusion, ni par la peur. Elle se construit par la démocratie, par la participation citoyenne et par l’espoir.
Chers militants progressistes,
Notre position est claire et constante : pour un État de droit réel, pour des élections libres et transparentes, pour l’égalité de tous les citoyens, pour la reconnaissance pleine et entière de toutes les composantes de l’identité nationale, pour une justice indépendante et des institutions crédibles.
Ce combat n’est pas conjoncturel. Il est historique. Et il exige une génération consciente, formée et déterminée.
Chères jeunes militantes, chers jeunes militants,
Ce regroupement n’est pas seulement un moment de fraternité militante. Il est avant tout un espace de formation, de réflexion et d’outillage politique. Former, c’est résister. Former, c’est préparer l’avenir. Former, c’est refuser l’improvisation, la démagogie et le populisme.
Un militant formé est un militant libre. Un jeune formé est un rempart contre la manipulation, la désinformation et le fatalisme. Je vous appelle à tirer le maximum de cette formation, à questionner, à débattre, à confronter les idées, car c’est ainsi que se forgent les consciences politiques solides.
Mes chers camarades,
Le RCD a toujours fait le pari de la jeunesse. Aujourd’hui plus que jamais, ce pari est stratégique. L’Algérie a besoin de votre énergie, de votre intelligence, de votre audace et de votre engagement.
Ne laissez personne vous convaincre que la politique est inutile. Ce qui est inutile, c’est une politique sans courage et sans principes. Continuez à lutter, à vous organiser, à espérer et à construire. L’histoire n’est jamais écrite d’avance. Elle appartient à celles et ceux qui osent s’y engager.
Vive la jeunesse progressiste,
Vive le RCD,
Vive l’Algérie démocratique et sociale.
Timgad, Batna, 09 janvier 2026
Atmane Mazouz, Président du RCD



































