La reprogrammation du procès des détenus de Larbaâ Nath Irathen, prévue pour le 1er mars prochain, remet au premier plan un dossier judiciaire qui a profondément bouleversé l’opinion publique et laissé des familles entières meurtries. Cette affaire demeure emblématique d’une justice rendue dans la précipitation, marquée par des procédures contestables et des peines manifestement disproportionnées, dans un climat dominé par l’émotion et les calculs politiques, au détriment du droit et de l’équité.
Dès l’éclatement de cette affaire, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie a adopté une position claire et sans ambiguïté. Le RCD a dénoncé l’arbitraire, l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire et les lourdes condamnations prononcées contre les accusés. À travers ses instances et la voix de son président, Atmane Mazouz, le parti n’a cessé d’alerter sur les dérives d’un procès manifestement éloigné des principes fondamentaux de l’État de droit, où la présomption d’innocence et les droits de la défense ont été sacrifiés sous la pression politique.
Dans un contexte marqué par la peur, la stigmatisation et les campagnes d’intimidation, le RCD a assumé, souvent dans l’isolement, une position de principe en faveur d’un procès juste et équitable. Il a exprimé sa solidarité avec les détenus et leurs familles dans les moments les plus difficiles, lorsque toute voix critique était vouée à l’anathème. Le parti a également été parmi les premiers à exiger la révision de ce procès, convaincu que la crédibilité de la justice repose sur son indépendance, son impartialité et le respect strict des droits fondamentaux.
Cette position n’a jamais été dictée par des considérations conjoncturelles ou opportunistes. Elle s’inscrit dans la cohérence politique et éthique qui fonde l’engagement du RCD. C’est dans cet esprit que le parti a organisé, pas plus tard qu’hier, une rencontre-débat avec la population de Larbaâ Nath Irathen. Les échanges ont été largement dominés par la question des détenus et des condamnés de cette affaire, donnant la parole aux familles afin qu’elles puissent exprimer leur douleur, leurs inquiétudes et leur profond sentiment d’injustice face à un drame humain et judiciaire toujours ouvert.
À la veille de ce nouveau procès, le RCD réaffirme que la vérité, la justice et la dignité ne sauraient être étouffées indéfiniment. Il renouvelle son appel pour un procès réellement équitable, libéré de toute pression politique, respectueux des droits de la défense et à la hauteur des attentes légitimes d’une société qui aspire à la justice, et non à la vengeance. Le combat pour l’État de droit est un combat de longue haleine, que le RCD continuera de mener avec constance, responsabilité et fidélité à ses principes.
Alger, le 11 janvier 2026
Le RCD





















