Les entraves à la validation des parrainages, particulièrement à Alger, ne relèvent plus d’incidents isolés mais d’une stratégie assumée d’obstruction.
Dans le même temps, l’opacité totale qui entoure la répartition des sièges de la diaspora, aggravée par l’absence de signature du décret, confirme une volonté délibérée de confisquer la représentation nationale.
Ce verrouillage du processus en amont révèle un choix politique clair : empêcher toute compétition réelle pour fabriquer un résultat. Une administration mobilisée pour bloquer et filtrer selon les consignes des officines de l’ombre n’est plus un service public, mais l’expression d’une faillite institutionnelle.
Le pouvoir porte une responsabilité directe dans la désaffection électorale qui s’annonce.
Lorsqu’on empêche les candidats de concourir loyalement et que l’on vide le vote de son sens, on organise soi-même le retrait des citoyens et le discrédit du scrutin.
Cette fermeture n’a qu’un objectif : reconduire le statu quo en éliminant toute représentation authentique. Mais on ne stabilise pas un pays en entravant l’expression libre de sa société. Le RCD considère que sans la levée immédiate des entraves aux parrainages ; la publication sans délai du décret sur la répartition des sièges pour l’étranger ; le respect de l’égalité entre candidats et la fin de l’instrumentalisation de l’administration,
le pouvoir devra assumer les conséquences de cette dérive : la crise de confiance, la désaffection populaire et le chaos électoral qui en découleront.
Alger, le 04 mai 2026
Le RCD












