Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie dénonce avec la plus grande fermeté les entraves et les humiliations subies ce matin par des citoyens et des militants du parti, empêchés d’accéder au site historique d’Ifri, lieu hautement symbolique du Congrès de la Soummam, pour s’y recueillir à la mémoire de nos glorieux martyrs.
Ce scandale, cette ignominie, constitue à la fois une profanation de la mémoire nationale, une transgression de la Constitution qui garantit la liberté de réunion et le droit au recueillement, et une insulte à l’histoire de l’Algérie.
Comment comprendre qu’en 1956, Abane, Ben M’hidi, Krim, Amirouche et tant d’autres héros aient pu se réunir à Ifri malgré la guerre et la répression coloniale, alors qu’aujourd’hui, en temps d’indépendance, il est interdit aux Algériens de commémorer cet acte fondateur ?
Le président du RCD, présent sur les lieux, a immédiatement appelé à la vigilance et à la responsabilité afin d’éviter tout dérapage. Son intervention et son déplacement au commissariat ont permis d’empêcher que la situation ne dégénère davantage.
Malgré toutes les précautions prises pour que ce moment de mémoire se déroule dans le calme et la communion, plusieurs interpellations abusives ont été opérées par la police et la gendarmerie. Cette atteinte grave aux libertés publiques et au droit élémentaire de se recueillir révèle une fois de plus la logique répressive d’un régime qui s’acharne à confisquer l’histoire et à travestir la mémoire nationale.
Pendant que des officines distribuent des brevets de patriotisme et traquent l’opinion sous prétexte de « dénonciations sélectives », les véritables profanateurs de la mémoire des chouhada foulent aux pieds les repères fondateurs de la Nation. Il y a des silences complices qui blessent autant que les coups de matraque, en ces moments où le RCD est devenu la cible des fossoyeurs des principes démocratiques. Là où l’on attendait l’indignation et la solidarité de ceux qui prétendent défendre les droits humains et les libertés, nous n’avons trouvé que postures de salons, scribouillages tarifés et patriotisme de façade.
Le danger n’est pas tant de continuer à se référer à la Soummam que de renoncer à l’idée même de démocratie et de liberté. En empêchant les Algériens d’honorer leurs martyrs et leur histoire, le pouvoir se met en rupture avec les valeurs de Novembre et d’Août, et trahit les espérances de liberté, de justice et de dignité portées par les bâtisseurs de l’indépendance.
Le RCD tient à rendre hommage à Abane, Ben M’hidi et à tous les artisans du Congrès de la Soummam, en affirmant que, malgré les interdictions et les intimidations, la mémoire et l’idéal démocratique qu’ils ont portés demeureront vivants dans la conscience du peuple algérien.
Gloire éternelle à nos martyrs.
Vive l’Algérie libre et démocratique.
Alger, le 20 août 2025
Le #RCD