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Ajoutée le: 20/07/10
Said Sadi présente son livre sur Amirouche


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Falsification de l’Histoire (suite)
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Publié: 19/07/10

Le livre de Saïd Sadi «  Amirouche, une vie deux morts, un testament » a mis tout le sérail en émoi. Après les rentiers et les supplétifs universitaires, c’est au tour des intégristes de se dévoiler. Un journal arabophone, financé par la publicité publique, a commis le 13 juillet 2010 une indignité : «  Saïd Sadi est un fils de harki », lit-on à la une du quotidien El Bilad. Dans un régime miné par les adversités, il n’a pas fallu plus de trois jours pour reconstituer la cabale et en identifier les auteurs.

Le journal appartient à un parti de la coalition gouvernementale spécialisé dans le bazar institutionnel et créé par les services pour parasiter et manipuler la mouvance islamiste.  Son chef historique fut retourné après avoir été confondu dans son implication dans les tous premiers maquis de Bouyali, un précurseur du terrorisme. Sa candidature fut éliminée de l’élection présidentielle de 1999 pour compromission avec l’ennemi pendant la guerre de libération. 

Son responsable actuel, un charlatan, nommé ministre d’Etat, défraie la chronique régulièrement par ses frasques politiques ou financières.

L’auteur de l’insulte est un certain Bensaïd. Il est âgé de 59 ans. Il  est requis par le pouvoir, à chaque fois qu’il y a lieu de lancer une provocation. Il en est à sa cinquième condamnation ferme pour diffamation.

L’agression est si vulgaire qu’elle a soulevé des protestations dans les rangs mêmes du parti qui a pourtant avalé bien des couleuvres.

Mis sous pression par certains responsables de sa formation qui n’ont pas apprécié d’être embarqué dans une telle manipulation, le charlatan en chef se confie et avoue qu’il a été sommé de se prêter à l’attaque ajoutant : l’ordre est venu de très, très haut. La boucle est bouclée.

Pour rappel, les services de sécurité qui ont rejeté la candidature du patriarche de ce parti ont fait la même enquête sur Said Sadi, deux fois candidats à la présidentielle. Enfin son père a connu les prisons coloniales en 1955 et en 1958 et la maison familiale a été le refuge de l’ALN pendant trois ans avant que l’armée française n’en découvre la fonction suite à une dénonciation. C’était l’époque où d’autres affrontaient les batailles épiques du front du Mali.

Une plainte a été déposée. Le procès sera une belle tribune pour prolonger le débat sur la falsification de l’histoire à l’origine du livre sur le colonel de la wilaya III qui a soulevé tant de peurs et de haine.



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