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On a beau dire, mais une fois l’interminable liste des défauts de Boueflika énoncée, il est difficile de ne pas lui reconnaitre un délicieux caprice.
Après avoir laissé recruter toutes sortes d’arnaqueurs comme directeurs de campagne électorale, il trouve une malicieuse jubilation à les humilier les uns après les autres. Voici une liste non exhaustive des premières décisions qu’il a laissées s’abattre sur ses courtisans.
-À Annaba, le premier vice-président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Annaba, Hacène Fellah, élu sur une liste RND et qui se trouve être l’un des plus grands magnats en Algérie de la récupération de ferraille -pourvoyeur et grand animateur de la campagne- se trouve depuis deux jours entre les mains du CTRI (DRS) ;
-À Illilten (Tizi-Ouzou) un ancien élu et président du comité de campagne de Boueflika dans cette commune pensant échapper à la justice vient d’être condamné par le tribunal de Larbaa nait Irathen ;
-À Bruxelles, un importateur directeur de campagne en Belgique, qui était condamné à 06 ans en Algérie vient de voir son dossier subitement réouvert ;
- À Tizi-Ouzou, Ould Euros, accablé par des écriteaux sur les murs de Kabylie pour « trahison et corruption» n’a même pas été invité à la cérémonie d’investiture ;
- À Alger, Hadj Bettou qui n’a eu de cesse d’annoncer son entrée au gouvernement a été prié de se tenir à l’écart de toute réunion officielle depuis le 09 avril.
Concernant ce dernier et son frère, ils ont reçu des lots de consolation. Hadj Bettou a bénéficié d’un local de 350 m2 sur la rue Didouche et son frère ainé a récupéré tout le marché de l’imprimerie du festival panafricain qui ne compte pas mois de 9000 invités. Voilà une famille qui a du savoir faire. Après avoir détourné la caisse du FFS pour l’un et racketté les opérateurs économiques au nom du RCD pour l’autre, ils réussissent l’exploit de « traire » Bouteflika ; ce qui, il faut bien l’avouer, n’est pas sans mérite.
Au fond tout cela était écrit. Djamel Ould Abbas, l’inénarrable ministre de la solidarité nationale, l’avait publiquement annoncé. « Il n’ya pas de places pour les courtisans» : venant de ce personnage, il faut entendre qu’elles sont déjà prises.
