S'inscrire
imgm

Ajoutée le: 20/07/10
Said Sadi présente son livre sur Amirouche


imgmb
imgm
imgmb
imgm

Pas de sondage

imgmb
imgm
Toujours plus proche de vous, Nos bureaux régionaux sont à votre disposition pour un service de proximité. Cliquez ici
imgmb
 
Bouteflika-Kabylie : aveu historique
Auteur:
Publié: 28/03/09
Said Bouteflika était en conciliabule avec A. Benyounes et H. Ould Ali la veille de la visite du frère candidat dans la ville des genêts. Tout un programme. Ceux qui connaissent la scène politique régionale savent avec qui et pour quels objectifs le chef de l'Etat s'emploie-t-il en Kabylie. Il suffit de rappeler que l'un et l'autre sont passés à la postérité sous les sobriquets de Hadj Bettou et de Ould Euros dans la région.
Après l'occupation de Béjaïa, il n'y a pas d'autres termes, le chef de l'Etat a, comme attendu, transplanté ses troupes d'interventions sur Tizi-Ouzou.
Cette volonté d'agresser les villes visitées par la violation de l'espace urbain à travers un affichage envahissant régulièrement déchiré et tout aussi régulièrement remis par les services de sécurité n'est pas propre à la Kabylie. Biskra, Batna ou d'autres cités ont eu droit à leur lot de bus chargés de badauds rémunérés et nourris par le trésor public.
Il y a cependant une différence de taille entre ces villes et les deux chef lieu de wilaya de Kabylie: le contenu des caravanes . Le chef de l'Etat réussit tant bien que mal à entraîner quelques centaines de personnes, plus ou moins consentantes, dans ses bagages pour garnir ses parcours. On aura noté en Kabylie que même les individus convoyés dans les bus étaient dans la quasi totalité des cas des jeunes adultes: beaucoup avouant en privé être des militaires ou des policiers habillés en civil avec des casquettes à l'effigie du candidat officiel vissées sur la tête.  (Voir photo ci dessous)
L'autre différence sensible avec les autres démonstrations proposées ici et là par la télévision algérienne réside dans les clients locaux du pouvoir. En plus des nombreux ripoux, on peut trouver, malgré tout, des personnes cédant aux appels de l'administration par gêne, connaissance des responsables ou respect de l'autorité de l'Etat.
"J'ai bien observé les invités tolérés à la maison de la culture de Tizi-Ouzou, je vous jure qu'il n'y avait que du vaurien, du corrompu ou de l'affairiste." Les propos sont d'un jeune officier de police originaire de la région.
Faut-il s'attarder sur les 17 minutes du discours de Bouteflika.
- Je ne sais pas ce qui s'est passé en 2001 dans cette région. L'aveu est un peu tardif. Des tireurs ayant tué des jeunes  ont été identifiés et signalés à la justice. A ce jour pas un seul criminel n'a été jugé.
- Nous sommes tous amazigh. Fort bien. Est-il utile, urgent ou responsable d'étouffer le HCA qui n'était pourtant pas une institution particulièrement performante ?
- Le blocage de développement économique est dû au problème du foncier propre à cette région. Nous sommes prêts à acheter ces terrains pour permettre votre décollage économique. Que ne l'avez vous fait depuis dix ans M. Bouteflika ?
- L'unité nationale, couplet par ailleurs  obligé en Kabylie, venant de celui qui a tribalisé le pouvoir est, pour le coup, un peu vulgaire.   
On peut continuer à l'envi les commentaires sur ces 17 minutes.
Mais quand on revendique, et c'est courageux, Hadj Bettou et Ould Euros comme partenaires tout est dit.
En cela le projet est clair. Ni Boumediene ni Chadli, dont la méfiance vis à vis de la région était pourtant tout aussi tatillonne, n'ont eu ce culot. En cela, votre virée en Kabylie est historique. Elle consacre officiellement la volonté d'installer la lie sociale en tant que caïds locaux.
Constatée depuis votre arrivée au pouvoir sur le terrain par les délocalisations des rares entreprises survivantes,  les nominations et les promotions de cadres délinquants, vous venez d'assumer au plus haut niveau de l'Etat la décision de déstructurer la Kabylie. Vous pouvez vous mentir, vous pouvez mentir au pays par média interposés mais comment mentir à ceux qui se connaissent entre eux et vous connaissent.
Rendez vous le 9 avril.

Une majorité de jeunes militaires en casquettes blanches infiltrés dans la foule



 Lettre à Saïd Sadi
  Sadi répond à Benachenhou
 Ambassade d\'Algérie à Paris: l\'affront
 200 000 PME/PMI : entre promesse et réalité
 Préface du livre de Said SADI, « AMIROUCHE : une vie, deux morts, un testament.»
 Saïd SADI écrit à Mâamar FARAH
 Quand Alger copie Pékin
 Ziari : l’aveu d’échec
 Brahimi/Mira : après le reniement, le cynisme
 Amirouche : Mémoire retrouvée
 Les délicieux caprices de Bouteflika
 Des anonymes sauvent l’honneur citoyen
 Vote sans urne
 CINEMA ELECTORAL
 Après le trésor public, les martyrs
 Bouteflika à Chlef : le cinéma continue
 Algérie, pays du mal-vivre
 Les martyrs interpellent
 Jours ordinaires d’une campagne
 Présidentielle : la jeunesse alibi