NORDINE AT HAMOUDA PARLE DE LA POLMIQUE SUSCITE PAR LE LIVRE DE SAD SADI
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Publié: 20/05/10
Je me suis interdit dintervenir jusque-l dans le flot ininterrompu dinvectives auquel sest abonn notamment M. Benachenhou depuis la sortie du livre de Sad Sadi : Amirouche : une vie, deux morts, un testament. Trois vnements mrement rflchis mont amen reconsidrer ma position dans cette tornade :
- le recadrage puis la similitude des attaques de M. Benachenhou et de A. Mebroukine ;
- la raction rserve ma dnonciation de linflation des martyrs et moudjahidine ;
- le traitement fait par un quotidien national du blocage de la premire tranche dun projet du PNUD destin la wilaya de Tizi-Ouzou par le ministre des AE.
On peut sen tonner mais la sortie de M. Kafi na jou que marginalement dans ma dcision. La brutalit, la mauvaise foi des premires interventions taient telles que je mtais rsign suivre la proposition de certains membres de ma famille sapprtant dposer plainte pour diffamation contre deux aboyeurs qui croyaient avoir trouv larme fatale en sabritant derrire les valeurs dmocratiques que nous avions dfendues de tout temps pour essayer de nous les retourner. En dcouvrant M. Benachenhou et A. Mabroukine dtourner les termes de tolrance, de libert dans les dbats et mme dalternance au pouvoir sil vous plat, je me revoyais devant le juge de la cour de sret de ltat qui nous condamnait pour avoir attent ltat de droit et la dmocratie. Ayant pratiqu la justice algrienne de prs, je ne me faisais pas de grandes illusions sur lissue de la dmarche, sans compter les prescriptions qui protgeaient certains individus. Mais face la grossiret des attaques, je me suis dit que damener un Benachenhou dans un palais de justice serait le plus beau cadeau que lon pouvait rendre aux dizaines de milliers de citoyens qui suivaient, indigns, cette explosion de haine de la part dindividus convaincus dtre intouchables.
Le slogan comme argument
Au dpart, nous avions un Mebroukine, dont on vient dapprendre quil fut condamn il ny a pas si longtemps par le tribunal militaire dOran pour intelligence avec lennemi et un bavard colreux, aigri aprs son viction du pouvoir, qui sont monts au crneau mais en rangs disperss. Le premier, actionn pour faire diversion sur la squestration des restes dAmirouche et Haous afin de relifter Boumedine, prenait mme soin de se dmarquer de lautre agent, malgache, patriote multinational. Il alla mme jusqu confirmer le fait que les deux colonels avaient t donns larme franaise. Les deux intervenants taient prts striper pour sauver le fonds de commerce de leur niche respective. Lauteur leur a rpondu, les invitant dbattre du livre, quitte trouver dautres occasions pour traiter du bilan de Boumedine, de la tolrance, de lalternance du pouvoir et de toutes autres vertus dmocratiques bafoues et que seules les deux pupilles du parti unique avaient dfendues contre une opposition responsable de tous les maux. Les choses en seraient restes l que je me serais toujours tenu en retrait. Puis comme beaucoup de lecteurs du Soir dAlgrie, jai t frapp par lvolution des arguments des deux mercenaires dans leurs dernires sorties. De coqs que tout opposait, ils taient brusquement devenus des siamois souds par un combat contre un homme qui avait crit un livre pour le sortir dans un moment de grande fragilit nationale et pour assouvir une ambition visant imposer une hgmonie politique dont ils allaient nous librer, comme devait le faire Boumedine juste avant sa mort ! Ce nest plus ce qua crit Sad Sadi sur Amirouche qui fait dbat mais ce quil a derrire la tte et le moment choisi pour sortir son livre La question nest pas de dbattre avec ces deux automates mais de savoir pourquoi ils ont tant chang dangles dattaques et ce qui les a rapprochs au point de se confondre. Japprends que les deux plumitifs ont t rcuprs par un ancien colonel des services, Bouda, habitu danalyses rcurrentes, expliquant que lhgmonie scuritaire est une donne intangible et quil suffit de diaboliser une opposition gntiquement incapable de participer des comptions loyales et rgulires pour garantir le marketing du statu quo. Do le copi-coll des deux dernires salves. Faisons plaisir M. Mabroukine : non, Boumedine na pas fait de coups dEtat, non, ce nest pas lui qui a fait couler le sang des Algriens en 1962 mais les wilayas de lintrieur prises de folie qui se battaient entre elles ; non son idole na pas fait excuter le colonel Chabani alors que, frapp de dysenterie, il ne pouvait mme pas se tenir debout quand il fut tran au poteau ; non, Krim Belkacem na pas t assassin Francfort, il sest trangl avec sa cravate en faisant sa toilette ; non, Boumedine na pas tu Khider Madrid ; non, il na pas donn lordre des aviateurs sovitiques de bombarder des populations civiles El Afroun en 1967 ; non il navait pas des millions de dollars son nom la Chaise Manhattan Bank et non il navait pas, non plus, fait dposer, par Messaoud Zegagh, des milliards de dollars prlevs sur le Trsor public. Oui la gestion socialiste des entreprises et la mise en uvre bureaucratique de la Rvolution agraire sont des russites politiques, conomiques et sociales ; oui notre cole est un modle de performance. Oui, cest lopposition dmocratique qui a ruin le pays ; non il ny a pas de fraudes lectorales, non ses parrains ne dtournent pas les moyens de ltat pour les campagnes lectorales, non il ny a pas de censure, non il ny pas de corruption systmique, non il ny a pas eu dassassinats de dizaines de jeunes en Kabylie en 2001 par la gendarmerie Une fois ceci pos, il peut toujours pousser plus loin le cynisme et dire, comme son complice, que ce sont les autres qui dlimitent le dbat. Qua-t-il bien pu commettre comme acte despionnage pour accepter dtre aussi ridicule ? Je ne maventurerai pas suivre M. Benachenhou dans son vomi sur le livre de Sad Sadi : il a dit toutes les choses et leurs contraires : Amirouche est un homme dexception, cest un criminel de guerre. Aprs nous avoir ordonn de nous taire, il saluait linitiative qui a permis dcrive un livre qui a d demander beaucoup de temps . Mais voil que notre vigile quotidien avertit dans sa dernire (?) livraison que le moment de la publication est choisi pour porter un coup fatal au pays dans une priode de grande fragilit, sans nous dire dailleurs do vient et qui est lorigine de cette situation. Faute de critiquer louvrage dans sa substance, Monsieur Benachenhou, qui rpond des questions que personne na poses, se rabat sur les desseins antipatriotiques que vise un opposant, a priori suspect, qui a choisi de raconter la vie dAmirouche un hros local pour en tirer des bnfices rgionalistes. Et l on retrouve le fiel qui affleure toujours quels que soient les efforts faits pour voiler sa haine ; pour Monsieur Benachenhou le Kabyle, Amirouche ou un autre, ne saurait tre quun individu qui, dans le meilleur des cas, doit tre tolr la marge de la nation. Deux rgiments, sept bataillons, deux escadrons et trois batteries dploys par le gnral Massu sur la route des colonels trois jours avant leur arrive Djebel Thameur seraient une opration de routine , les tmoins vivants encore qui attestent avoir averti Boussouf que ses messages adresss Amirouche taient capts par larme franaise sont des affabulateurs et le P-V faisant tat des objectifs que devait dfendre Amirouche Tunis (arme des frontires et MALG) sont des faux et la squestration des restes des deux colonels, vritable aveu posthume, ne doit pas tre aborde.
La haine comme raison dtre
Mon propos nest donc pas de dfendre un livre qui, malgr toutes sortes dobstructions, est dj un best seller et rpond une grande soif des Algriens de dcouvrir leur pass. Ce qui ma dcid intervenir cest ce que Monsieur Benachenhou a clairement dvers autour de louvrage et que dautres ont prolong ou insinu. Il voudra bien, en consquence, mexcuser de droger son basta qui me sommait de me taire car son aveuglement a eu le mrite de montrer que la haine laquelle se nourrissent lui et ses semblables est beaucoup plus dangereuse que tout ce que nous avions pu imaginer. Je prends donc le risque dtre gorg par un agent de M. Kafi ou dtre trangl par M. Benachenhou lui-mme. Jespre quen ce qui concerne ce dernier, il fera preuve de la mme lucidit que celle qui la visit au dernier moment quand il prit la gorge sa secrtaire au temps de sa toute-puissance. Peut-tre aurai-je alors plus de chance que Krim et Abane qui nont pas survcu leurs trangleurs, dont M. Benachenhou, devenu dmocrate et mme, confesse-t-il, partisan du changement de rgime, nous interdit de parler. Il voudra bien mexcuser aussi daborder des questions que lui et ses acolytes ont dcid de rayer de lordre du jour du dbat national. Pourquoi M. Benachenhou na-t-il pas interpell M. Ould Kablia, ministre en poste, qui est en train dcrire dans un quotidien une srie darticles sur le colonel Lotfi dont, dailleurs, il trahit la mmoire, car le valeureux responsable de la Wilaya V tait un adversaire rsolu de ses matres qui attendaient la fin de la guerre pour se battre ? Mais quand on assume une flonie comme lemprisonnement des restes de deux martyrs, pourquoi pargner lhonneur de Lotfi ?
Cela cest du rgionalisme, Monsieur Benachenhou. Lotfi, qui fut victime de vos tuteurs, ceux qui ont dtourn le combat librateur pour recoloniser lAlgrie indpendante, ntait pas des vtres. Il est venu se battre au pays, sans avoir pris le temps de prparer sa rentre, ce qui lui fut fatal. Il fallait que le climat soit particulirement irrespirable et sa rvolte bien grande pour prfrer se jeter dans la gueule du loup plutt que de rester auprs de Boumedine et de Boussouf. Non, Monsieur Benachenhou, le colonel Lotfi ne vous ressemblait pas et cest tout son honneur. Vous et vos complices navez pas le droit de le condamner mort une deuxime fois en souillant sa mmoire par la confiscation, le dtournement et la pollution de son combat. Malgr tous vos moyens, les Algriens cherchent et trouvent la vrit. Il a suffi que M. Ould Kablia cite Lotfi Tlemcen, dans une confrence, pour que la majorit de lassistance quitte la salle, cure par tant de manipulations. Ces citoyens qui ne sont pas issus de la mme rgion que moi sont mes frres et pas les vtres. Vous ne lavez pas encore compris, le patriotisme nest pas une question dacte de naissance. Cest dabord une affaire de conviction, de dignit et de cur. Non, Monsieur Benachenhou, ce nest pas en souillant le sacrifice de Lotfi pour lopposer Amirouche que vous allez racheter votre trahison. Vous ne rendez service ni au chahid Lotfi, ni votre rgion dorigine, ni lAlgrie. Mais est-ce l votre souci ? Ne cherchez-vous pas focaliser, une fois de plus, les frustrations et la colre nes de lchec de votre secte sur la Kabylie pour y susciter des ractions pidermiques et retarder lexamen de votre bilan et lavnement dune alternative dmocratique nationale ? Quant vous lamenter sur le sort des jeunes victimes de la Bleuite, vous manquez dhonneur et de dignit. Qui vous a entendu vous indigner sur les crimes commis au Maroc, ciblant notamment les cadres envoys par la Fdration de France du FLN ? Lexcution du capitaine Zoubir tait-elle une urgence nationale ? L-bas, il y avait pourtant le temps et les prisons pour instruire les dossiers des suspects. Qui vous a entendu parler des crimes de masse en 1962 ? Qui vous a entendu lever la voix pendant un demisicle de torture et dassassinats commis en TEMPS DE PAIX ? ce jour, vous le sensible, vous niez la squestration des restes dAmirouche et Haous, c\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'est-dire que vous les assumez. Monsieur Benachenhou, des amis qui connaissent votre caractre, vos tourments et votre passif avec le dossier Chadwick mont conseill de ne pas vous rpondre. Ils mexpliquaient, juste titre, que la polmique que vous entretenez autour de ce livre vise crer une confusion et des diversions pour lasser les citoyens et les loigner de tout ce qui peut tablir un climat propice la libration dune histoire transforme en fonds de commerce. Ces amis ont probablement raison sur vos intentions. Ils ont tort quand ils pensent que dans un pays comme le ntre, le silence ou le mpris sont une bonne rponse des escrocs de votre acabit. Nous avons une devise au RCD : chaque mensonge, il faut rpondre par dix vrits. Je ne cherche pas vous convaincre mais vous combattre. Je sais que vous allez, une fois de plus, vous fendre dune djection de dix points qui reprendront les thmatiques qui vous hantent pour imposer un bavardage qui na rien voir avec un livre que vous prenez comme prtexte pour vos gmonies. Jai dcouvert la table des matires de votre opuscule : elle vaut tous les discours. Vous invitez rcuprer notre histoire et redonner sa place Messali Hadj. Eh bien ! Je vais vous aider : Le rgionaliste qui vous crit est votre ennemi, je dis bien ennemi et non adversaire. Lui et sa famille ont une et une seule nationalit et ses enfants ont t scolariss en Algrie. Comme de nombreux fils de martyrs perdus lindpendance, le rgionaliste qui vous parle a cherch les restes de son pre pendant 24 ans avant de dcouvrir que vous les aviez squestrs. Il ne vous a pas entendu demander pardon ni mme admettre la ralit de ce crime. Mais cest vrai que lorsque lon appartient la tribu lue, on na pas se justifier devant des rgionalistes qui menacent lunit nationale que seule la secte dOujda a prserve. Ces rgionalistes nont que le droit de mourir pour vous librer du colonialisme avant de disparatre, dans tous les sens du terme, aprs lindpendance. O tiez-vous, vous le chevalier du changement et que faisiez- vous pendant ces si longues et terribles annes o il tait interdit de prononcer le nom de certains martyrs ou dopposants, quand bien mme fussent-ils des patriotes de la premire heure ? Vous ne voulez pas le comprendre, nous avons inscrit lordre du jour tous les dossiers que vous avez, cachs ou maquills. Vous avez raison de vous inquiter.
Magie algrienne
En ce qui concerne Ali Kafi, je serai bref. Miracle, cest celui qui avoue navoir pas lu le livre qui en a abord le contenu. En niant que le colonel Haous a particip la runion interwilayas, il sest tromp mais le sujet figure bien dans louvrage. Pareil pour le Congrs de la Soummam : quand il dit quil na jamais prtendu tre congressiste, il ment, mais cela aussi a t trait par Sad Sadi. Il faut aussi lui reconnatre deux choses contradictoires : la premire, cest dtre le premier colonel dune wilaya historique avoir appel gorger le fils dun de ses collgues, la seconde cest dtre le seul avoir clairement condamn les squestrations dAmirouche et de Haous.
Constante nationale
Mais la dcharge, de ces trois activistes, ils ne sont pas les seuls tre abonns lantikabylisme, une des constantes nationales du rgime algrien. Jusqu prsent, personne na seulement pens relever le fait que si un ministre en poste crit sur un colonel de la guerre de libration, un responsable de lopposition racontant un hros local du mme grade devrait bnficier dun traitement quivalent. Mais voil, dans un cas, il sagit dun membre de la tribu lue, dans un autre, il sagit dun Kabyle. Cette diffrence de perception venant de la part de nos intellectuels, historiens ou autres, minquite plus que tous les vomis de M. Benachenhou. Ce nest pas la premire fois que cette sgrgation apparat. Il y a quelques mois de cela, javais dnonc lAssemble nationale les manipulations hontes multipliant chaque jour le nombre des martyrs et des moudjahidine qui dshonorent la nation et vident les caisses de ltat. La leve de boucliers des rentiers fut instantane. Une semaine plus tard, M. Mohamed Harbi, intervenant Constantine, confirma et dplora la mme supercherie. Il ny eut aucun observateur pour contester ou commenter son propos. Il est vrai que, l aussi, le premier ouvrir la bote de Pandore tait un Kabyle. Je conclus par ce qui me semble le plus grave car ne participant pas dun conflit o il y aurait des enjeux politiques directs. Les lus de lAPW de Tizi-Ouzou dnoncent un blocage criminel dun projet de plusieurs millions de dollars concernant le traitement des ordures mnagres, financ par le gouvernement qubcois aprs des annes de dmarches et dtudes en collaboration avec la Wilaya, le ministre de lAmnagement du territoire, de lEnvironnement et du Tourisme et le PNUD. Ce blocage est dautant plus scandaleux que le PNUD est intervenu en Algrie dans plusieurs initiatives, y compris quand il sagit dinstitutions comme celles de la scurit nationale. Un journal semparant du dossier crit que les protestations des lus de Tizi-Ouzou, venant aprs le livre de Sad Sadi, parlant de sectarisme et dostracisme, risquent de rveiller les vieux dmons de la division. Le chapeau, particulirement tendancieux, prsente les lus locaux comme des excits cherchant de mauvaises querelles lEtat pour 500 000 dollars alors quil a dbloqu dimmenses financements pour lenvironnement dans la wilaya. Il ny a pas eu de financements et le projet porte sur plusieurs millions de dollars mais le pire, dans cette dsinformation, vient de ce que le journaliste oublie de dire que Sad Sadi a rpondu aux accusations de rgionalisme venant dun pouvoir tribal et fait porter les risques des vieux dmons aux victimes dun apartheid qui ne se contente plus de faire fuir linvestissement de Kabylie mais dempcher ses lus de mettre leur dvouement au service des citoyens qui les ont lus. La demande de mise au point faite par le prsident dAPW a t refuse. Il y a des titres o la mentalit d El Moudjahid mettra encore beaucoup de temps avant de disparatre. Cet article, assum par la rdaction, dapparence anodine, est plus pernicieux que les vulgarits de Benachenhou. Il ne sort pas du cur du pouvoir mais il en reproduit la culture : il y aurait des rgionalistes gntiques en Kabylie et des patriotes dfinitifs, dont ltalon serait Benachenhou, charg de les dbusquer. Lagression est occulte, la raction est stigmatise.
Espoir tnu
La situation est grave. De petites lchets ont construit des modles et des habitudes politiques qui mnent directement lAlgrie dans labme. La furie qui a entour le livre de Sad Sadi est un mauvais signe sur ltat de la nation. Pourtant, je ne veux pas terminer sur une vision trop noire. Jai vu sur le bureau de Sad Sadi des messages venant de citoyens de toutes les wilayas, y compris de Tlemcen, lui affirmant leur solidarit fraternelle. Et pour dire que nous devons croire limpossible, je ne veux pas terminer sans signaler que dans cette tempte qui soulve le tabou des tabous : lantikabylisme, cest un journal dont aucun actionnaire nest originaire de Kabylie, qui assume loyalement le dbat.
N. A. H.,
(*) secrtaire national du RCD, dput