

Vidéos récentes
Enregistrements récents
Galeries récentes

Il ne peut y avoir une participation effective de la femme dans la sphère politique sans une égalité consacrée entre les deux sexes. C’est ce qui ressort des exposés des trois intervenantes sur le thème : la femme dans les institutions de l’Etat.
Au Maroc, la femme est sous représentée notamment dans le domaine politique et la Modawana n’a rien changé à sa condition, déclare Meryam Demnati, professeure chercheure à l’institut royal de la culture Amazigh.
Maitre de conférences en droit public et de sciences politiques à la faculté de droit de Tunis, Mme Hafidha Chekir, estime qu’il n’est pas possible d’évoquer la participation de la femme sans la mettre dans le cadre de la lutte pour la démocratie. Dans ce sens, elle estime que la consécration de l’égalité passe par la famille. « De là on pourra bousculer le système patriarcal en changeant les mentalités », note Mme Hafidha Chekir. Cette dernière développe un plaidoyer pour la révision des textes pour consacrer ces droits politiques et l’instauration de la laïcité dans les pays de l’Afrique du Nord pour parer à toute utilisation de la religion contre la femme.
Pour sa part, Mme Fatma Zohra Sai politologue et juriste algérienne fait un constat qui rappelle que le chemin menant à l’espace politique reste long. « L’espace politique est le lieu d’exclusion de la femme et le foyer de réclusion ». Selon cette chercheuse, l’Eta algérien n’a pris aucune mesure de ce positive et le RCD est le premier parti à avoir appelé pour le système des quotas pour la femme ».
Le taux de participation des femmes en Algérie à la vie politique est l’un des plus faibles en Afrique du Nord. « Ce taux évolue d’une manière lente et aléatoire. Il stagne quand il ne recule pas. Il est actuellement de 4,86 plus faible que celui de la Tunisie et la Mauritanie », termine Mme Sai.
