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Prés de 400 militants et invités de la wilaya d’Alger ont pris part hier à la célébration du 21eme anniversaire du RCD. Des anciens maquisards, des syndicalistes, des avocats, des artistes …. et surtout des jeunes de tous les horizons de la vie sociale ont suivi avec attention une allocution de Said Sadi portant sur le bilan de 21 années d’existence d’un parti que tout le monde s’accorde à dire qu’elle constitue l’une des rares formations à avoir gardé le cap tracé par ses instances.
Sous des applaudissements nourris, Said Sadi a rappelé les initiatives du RCD au niveau du Parlement, notamment celles portant sur les scandales de corruption qui secouent la scène publique ces dernières semaines. Il s’est posé la question du « pourquoi avoir attendu maintenant pour rendre publics des dossiers que le RCD a soulevé depuis bientôt 3 ans et qui étaient déjà disponibles chez les services de sécurité ». Il ajoutera que le RCD n’a pas à choisir ou prendre position entre deux clans qui se livrent à une guerre de position. Il préfère s’attaquer dans son discours aux origines du mal. « La centralisation est le coffre fort de la corruption. L’alternative est dans la refondation nationale qui postule plus de prérogatives à des instances régionales élues. Il s’agit de permettre un contrôle de la gestion des affaires publiques par les représentants de la population et non de donner plus des représentants désignés par l’État comme suggéré par le pouvoir dans une tentative de polluer la solution de régionalisation que propose le RCD depuis 1998 ».
« Certes, nous n’avons pas pris le pouvoir mais nous avons conçu et structuré un projet alternatif au pays. Nous avons construit une formation politique pérenne qui débat dans la transparence et qui fonctionne selon ses statuts et son règlement intérieur.
Nos propositions de refondation nationale, de refonte du statut de la femme, de promotion de l’identité nationale, de réformes de la justice et de l’école sont entendues et attendues par nos concitoyens.
Abane et Ben Mhidi, eux non plus n’ont pas pris le pouvoir, ils restent pourtant les acteurs qui ont nourri l’espoir et éclairé la Nation par leur vision. Cette vision est toujours d’actualité. Ce que nous devons continuer au-delà de toute autre considération, c’est la volonté de prouver que l’on peut s’engager en politique, respecter le sacrifice et les espérances de son peuple malgré les reniements qui accablent notre pays. Dans les structures du parti ou dans les institutions, le RCD a tenu sur ce principe ; c’est le plus beau et le plus précieux de tous les combats ».
