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L’ouverture de la session d’automne n’a pas dérogé aux travers du centralisme démocratique.
Le recours systématique à l’ordonnance est le propre des régimes sans projet, ni stratégie.
La loi de finances complémentaire est justifiée, cette année, par les retombées de la crise financière internationale dont l’Exécutif avait dit, devant cette même assemblée, qu’elle était sans risque pour le pays grâce aux visions et décisions anticipées du chef de l’Etat.
La réforme relative à l’organisation, la sécurité et la police de la circulation routière, déjà entrée en vigueur est portée à la connaissance de l’APN qui se voit confirmée dans sa mission de caisse d’enregistrement des oukases d’un Exécutif aussi imprévoyant qu’omnipotent.
Faut il rappeler que l’Algérie figure au triste rang de 3 ème pays pourvoyeur d’accidents de la circulation à cause du détournement des médias de leur vocation d’information et d’éducation, de l’insuffisance et du déficit d’entretien du réseau routier ?
S’agissant de la loi relative à l’eau, le RCD avait averti dans cette même enceinte que, faute de solution en amont, le parlementaire aurait à avaliser à nouveau les décisions d’un Exécutif qui a hypothéqué les ressources en eau du pays à cause d’une politique d’extraction de sable prédatrice .
Du fait d’une politique de réconciliation nationale qui a redopé le terrorisme, l’Algérie est privée du recours aux carrières pour alimenter le marché des agrégats car, en 2009, il est impossible d’utiliser les explosifs dans un climat sécuritaire particulièrement tendu.
Le système politique soucieux de sa propre reproduction ignore les règles élémentaires qui garantissent la stabilité des nations et qui mènent à l’émancipation des peuples.
En agressant l’Assemblée par trois ordonnances aux effets dévastateurs dès la première plénière, le régime confirme sa volonté de continuer une politique stérile, dangereuse et injuste.
Le RCD répond par une égale constance en votant non pour dénoncer l’autoritarisme de l’Exécutif et condamner une politique qui méprise le peuple, destructure la nation et discrédite l’Etat.*
Le groupe parlementaire du RCD
Alger, le 03 septembre 2009
